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Le côté obscur des blogues bilingues

Le côté obscur des blogues bilingues

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Vous rappelez-vous lorsque j’ai écris un article à propos de commment posséder un blogue bilingue pouvait être bénéfique pour votre site web? Et bien je n’ai toujours pas changé d’avis. Avoir un blogue bilingue génère plus de trafic et plaira aussi à vos clients et potentiels employeurs, tout particulièrement si vous résidez ou travaillez dans un environnement bilingue. À Montréal, par exemple, il est très important d’avoir le contenu de son site disponible en français ainsi qu’en anglais.

Mais il existe aussi des désavantages à posséder un blogue dans les deux langues. Souvent, je me demande si les visites que je reçois pour les articles que je traduis valent vraiment tout le temps et l’énergie que j’y dédie. Voici donc le côté obscur des blogues bilingues.

 

Des heures de plaisir

Posséder un blogue bilingue signifie que vous devrez traduire tous ou presque tous les articles que vous y écrivez. Et puisque Google Translate, quoique bon pour les mots et phrases simples, donne des résultats médiocres pour les traductions d’articles plus complexes, il n’existe qu’une solution : traduire tout manuellement.

Dans mon cas, j’écris en premier lieu en anglais puis je traduis dans la langue maternelle, le français. De cette façon, j’évite de faire des erreurs de traduction bêtes (il est tant facile de franciser l’anglais). La plupart de mes articles me prennent environ entre 40 et 60 minutes à écrire puis un extra 15 minutes de correction et ajustements. Ce n’est pas si mal considérant que je compose normalement des textes de 500 à 1000 mots.

Ces délais seraient acceptables si je n’avais pas à tout recommencer une fois l’article en anglais terminé, afin de traduire dans ma langue première. C’est un extra 40 à 75 minutes dédiées à la traduction (les articles en français contiennent plus de mots et me prennent parfois plus de temps, et je suis en plus pointilleuse avec certains termes), un autre 15 minutes de correction ensuite, amenant la somme totale du temps consacré à écrire un seul article à plus de 2 heures. Je répète cette routine d’écriture-traduction 4 fois par semaine, totalisant 8 heures (au lieu de 4 si je n’avais qu’un blogue unilingue). Vous voyez sans doute où je veux en venir; c’est beaucoup de temps passé à composer, traduire et corriger. C’est le double.

 

Une tâche devenue un poids

Quand j’étais au cégep, j’étudiais en langues (anglais et espagnol avancés, ainsi qu’allemand de base) et considérais à cette époque devenir traductrice ou interprète. Aujourd’hui, je suis extrêmement contente de ne pas avoir choisi cette profession. Après avoir traduit plus de 50 articles dans les derniers mois, je suis fatiguée. J’en suis à un point où j’angoisse à écrire des articles car je sais que j’aurai à les traduire par la suite.

La traduction auparavant ne me dérangeait pas. J’en ai fait tellement en peu de temps que cela a tué cette discipline pour moi. Au moins tout cela m’a donné l’occasion de peaufiner mes talents de traductrice.

 

Parlons de chiffres

À la fin de notre 4ième mois d’activité, grâce à Google Analytics, j’ai une bonne idée de combien de visiteurs francophones nous recevons. Jetons un coup d’œil aux vrais nombres :

Pour le mois de novembre, nous avons eu chez Veodesign un total de 3513 visites et 5782 pages vues (une augmentation de plus de 150% depuis le mois dernier). 569 de ces pages vues proviennent de la version française du site. 231 de ces pages vues cependant ne proviennent pas du blogue mais plutôt des pages statiques françaises. Il reste donc 338 pages pour blogue et ses articles.

Qu’est-ce que veut dire? Cela signifie que si, en novembre, nous n’avions pas eu de blogue en français, nous aurions perdu seulement 6% du total de nos pages vues.

Est-ce que 16 heures de travail chaque mois valent 6% de nos pages vues? C’est discutable. Je suis personnellement toujours indécise quant à la question, considérant d’un côté tout ce temps qui pourrait être réinvesti ailleurs, mais aussi mes lecteurs francophones qui n’auront plus de nouveau contenu dans leur langue.

 

Avoir un blogue bilingue est-il une bonne idée?

Je vous pose la question: est-ce ou non une bonne idée? Cela vaut-il le temps et les efforts?

À propos de l'auteur

Tina Mailhot-Roberge est une graphiste, designer web et illustratrice vivant à Montréal. Elle possède un BFA en Design de l'Université Concordia. Elle pratique comme professionnelle dans le domaine artistique depuis 2007.

3 Responses to Le côté obscur des blogues bilingues


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